PROLOGUE

Bien le bonjour, ne vous inquiétez pas, je ne ferai pas de présentation très longue, je suppose que vous êtes là pour lire, et non pour lire ma petite vie, alors, bonne lecture =)


D'un souffle insistant, je réchauffe quelques peu mes mains portées à ma bouche, mes talons claquant sur les pavés de Paris, je rentre chez moi.
Sur le chemin, je lève la tête et observe les petits points scintillant dans le ciel si noir, plus communément appelés: étoiles. J'imagine pouvoir m'évader sur l'une d'elles, échapper à cette société et dominer le monde de là haut. cela est ridicule, je le sais bien, mais ça me permet d'oublier cette soirée de boulot. Non pas que je n'aime pas mon travaille, c'est même une passion, par contre, la plupart du temps, les gens que je côtoie sont détestables.
Et vous, je suppose que si vous êtes là, ce n'est pas pour nourrir votre chien, ni pour planter des fleurs, alors accompagner moi pour une destination inconnue, un temps indéterminé, mais je vous promets un voyage rempli d'émotions...
PROLOGUE
# Posté le dimanche 08 juin 2008 07:59
Modifié le lundi 16 juin 2008 09:15

1er chapitre

                                                                                 1er chapitre
Vendredi 21 octobre, 10H30, Paris

Aujourd'hui, j'ai un rendez vous professionnel, sûrement une nouvelle mission.
Vous devez vous demander la nature de mon métier; et bien je vais vous expliquer: je rends service aux gens. Pour plus de précision, j'accompagne une personne à une soirée de gala, ou alors je dois créer un scandale pour faire parler d'une célébrité tombée aux oubliettes...
Dans certains cas, des gens peuvent appeler cela des poules de luxe, mais je n'aime pas ce terme puisqu'il est totalement pour ma part ayant pour règle d'or:
1. Je refuse tout cadeau de la part d'un client.

2. Ma mission ne dure jamais plus d'une semaine pour ne pas s'attacher.

3. Je ne couche jamais avec les clients.


Voilà mes trois règles, je suis d'ailleurs la seule fille de ce milieu à avoir pour règle la numéro 3.
La plupart du temps, mes clients sont des personnes très connu.
Pour ne pas me vanter ( mais je vais quand même le faire^^), je suis LA meilleure! Je suis demandée par les plus grands, réputée pour être mystérieuse, inaccessible et une sale caractère, mais il parait que c'est ce
qu'ils recherchent. Peut être le fait qu'aucun client ne m'a mis dans son lit compte aussi.
Nombreux ont essayé mais ils ont tous abandonnés après que je les aies envoyé baladé une ou deux fois. Bref, je suis l'inconnue la plus connu du monde, c'est le comble, non?
Evidemment, mon travail doit rester confidentiel, donc administrativement, je suis interprète.
Bon, trève de discussion, Arnaud arrive.
Arnaud est en quelques sortes mon manager, il s'occupe de mes contrats, des papiers et tout le tralala.
Il entre dans le café, me cherche des yeux quelques secondes et s'avance pour venir s'asseoir face à moi.
Il ne prononce aucun mot, me regarde avec un sourire crispé et commande un Perrier.
Lui, il me cache quelque chose.
D'habitude, il arrive en en me disant un bonjour joyeux et prend de mes nouvelles.
Mais surtout, il commande un café, pas un Perrier, à vrai dire, les bulles ne lui réussissent pas;



-Conversation passionnante, murmurrai je, perdant patience face à arnaud, qui ressemble plus à une loque en ce moment.

-Bon Léa, j'ai un nouveau contrat à te proposer.

- Je me doute bien que tu n'es pas là pour me donner des nouvelles du jardin de ta grand mère! Alors, en quoi consiste ma "nouvelle vie"?

Oui, j'appelle les missions comme cela, j'aime bien me dire que j'ai l'occasion de recommencer une nouvelle vie à chaque fois, même si cela n'est que superficiel
.


-Et bien, celle ci est différente des autres? Je vais t'expliquer le déroulement mais promet moi de ne pas me couper la parole.

-Bien sur, ce n'est pas de mon genre de te couper la parole!

Arnaud recrache gorgée de son Pérrier, s'étouffant en rigolant.



-Tu sais bien que les bulles ne te réussissent pas, alors pourquoi tu t'entêtes?

-Rien à voir. C'est juste que entendre que tu ne me coupes jamais la parole, ça m'as fait un choque, me répond t il.

-J'avoue que ça a pu m'arriver une ou deux fois, mais pas plus...

-Une ou deux fois?

-Oui, bon, peut être plus. Mais tu n'es pas là pour cela, alors en quoi consiste ce fameux contrat?

Non mais c'est vrai quoi, il faut toujours qu'il me contredise, il devrait pourtant savoir que j'ai TOUJOURS raison.



-Bon, comme j'allais te le dire avant que tu ne me coupes la parole ( -_-'), j'ai eu un coup de fil hier soir d'un manager désespéré. Un de ses petits protégés doit calmer les ardeurs de ses fans...

-SES petits protégés? SES fans?

-Léa, qu'est ce que j'avais dit!

-oui, c'est bon, je me taie.

-Merci, je disais, il doit calmer les ardeurs de ses fans, et doit donc faire croire qu'il a une copine.

-Oh, ce n'est que ça, mais je l'ai déjà fait plusieurs fois.

-Oui, sauf que là, cela ne dure pas quelques jours mais plutôt un mois, et ce ne sont pas des fans qu'il faut calmer, mais plutôt des hystériques...

-HORS DE QUESTION!!!
# Posté le dimanche 08 juin 2008 08:34
Modifié le lundi 04 août 2008 10:04

2eme chapitre

                                                                                        2eme chapitre
-Hors de question!

-Mais Léa laisse moi te dire qui est ce groupe, tu changeras d'avis.

-Non, je m'en fiche, tu n'as qu'à demander à une autre fille de l'agence, nombreuses seraient ravies.

-Oui, mais c'est TOI qu'ils veulent parce que tu es LA meilleure! Pourquoi tu ne veux pas, s'il te plait???

-Je ne veux pas gérer d'hystériques. rappelle toi la dernière fois, j'ai fini à l'hôpital, deux coups de couteau dans la cuisse.

-Je m'en rappelle parfaitement, mais c'est du passé. Et puis, cela te permettrais de quitter la France...
Arnaud me regarde comme un enfant de six ans qui veut qu'on lui rende son ballon,
presque attendrissant comme tableau.

-Ah non mais c'est le bouquet! je devrais quitter la France, partir un mois alors que je t'ai toujours dit que je ne partais pas plus d'une semaine...

-De toute façon, tu n'as pas le choix, j'ai déjà accepté.

-Arnaud! Comment tu peux me faire ça?!

-Mais il faut que tu sortes de cet univers dans lequel tu t'es integrée! Il faut que tu fasse autre chose si tu ne veux pas que les gens se lassent de toi!

-Bon, de toute façon, ce n'est pas la peine de discuter, puisque tu as accepté. Tu m'as loué!

-Je ne t'ai pas loué, j'ai juste accepté un nouveau contrat!

-Non, tu m'as loué! TU m'as monopolisé pendant un mois, sûrement une somme astronomique en échange, et tu ne m'en avais pas parlé avant. Et je pars quand?

-Tu pars demain matin à 9H00. Je viens te chercher à 08H30 chez toi, et on ira à l'aéroport en taxi.

-Tu m'accompagnes maintenant? Bah on aura tout entendu. Et pourquoi au je l'honneur de ta présence là bas?

-Arrête Léa. Je vais juste régler quelques détails avec le manager et je repars directement le soir même.

-Je me disais bien aussi. Bon, et où est ce que tu m'expédies?

-En Allemagne, et puis, tu connais la langue, donc cela sera plus pratique!

-Génial, sortez les cols roulés. Mais je te préviens Arnaud, j'y vais mais c'est un mois et pas un jour de plus. Et puis tu le sais, jamais il ne me plongera dans son lit.

-Je sais Léa, je sais. Et tu ne veux pas savoir qui est le personnage principal de ta nouvelle vie?

-Non, je m'en moque comme je te l'ai déjà dit. Je vais faire mes valises, bisous et à demain.
Je me lève, n'écoutant même pas ce qu'il me répond, et retourne chez moi, une pointe de colère envers lui.

Je n'aime pas quand il se comporte ainsi, certes, j'aime mon métier, mais je ne suis pas un jouet, une chose que l'on prend quand on en a besoin; il ne faut pas qu'il oublie que je suis une personne ,un être humain qui a des points de vue, des besoins, des humeurs, des envies...

Une touche de mélancolie s'empare de moi, j'imagine avoir une vie "normale", me lever tout les matins à la même heure pour me rendre au travail, avoir des collègues avec qui je me prends la tête tout au long de la journée, et rejoindre ensuite mes amis dans une boîte pour décompresser de ma vie répétitive et stressante. Malheureusement, je n'ai rien de tout ça, mon travail ne se résume pas à rester devant un ordinateur dans un bureau d'une grande entreprise, je ne me prends pas la tête avec mes collègues à part Arnaud que j'adore dans le fond, je n'ai que très peu d'ami que j'ai l'occasion de voir très rarement, et enfin, ma vie n'est pas répétitive du tout.

Je ne compte pour personne, pour beaucoup de gens je suis indispensables, mais professionnellement, sentimentalement parlant, personne ne pense à moi avant de s'endormir, sauf peut être LUI...
Je prends la photo qui trône sur ma table de nuit, et la regarde intensément, jusqu'à ce que mes yeux me piquent, jusqu'à ce que j'en attrape des crampes, à force de ne pas bouger, jusqu'à m'endormir d'épuisement...

Samedi 22 octobre, 7H00, Paris.

J'appuie sur le bouton de mon réveil pour arrêter la sonnerie incessante de celui ci; Les cheveux ébouriffés, les yeux mi clos, je me dirige vers la salle de bain de mauvaise humeur.
Je n'ai aucune envie de partir là bas, pour un long mois aux côtés de stars capricieuses.
Dans ces moments là, je déteste ce métier.
Enfin, je ne sais même pas avec qui je vais me retrouver, sûrement un vieux crouton trop moche pour avoir une vraie compagne, comme la plupart du temps.
Bref, je rentre dans mon jaccuzi et barbotte une petite demie heure.
Voilà un avantage: dans ce métier, soit tu es la meilleure et tu as de l'argent à ne plus savoir qu'en faire, soit tu es médiocre en tant "qu'actrice" et tu frôles le seuil de pauvreté tout au long de ta carrière.
Vous l'aurez donc devinez, je ne suis pas à plaindre à ce niveau là.
Je vous vois déjà dire que je ne suis qu'une petite bourge capricieuse et orgueilleuse, et bien non, l'argent ne m'est pas monté à la tête, je sais trop ce que c'est que de galérer, et je n'oublierais aucun moment de cette période, après qu'ILs soient partis.
Il faut que j'arrête d'y penser sinon je vais pleurer comme à chaque fois, et je ne le veux pas.
J'allume donc la télé après mettre préparée et regarde les dessins animés pour gamins en mangeant une pomme.
La sonnette retentit dans l'appartement alors que je viens de finir ma pomme, quelle sincronisation!
Je n'ai pas besoin d'inviter la persoone à entrer, puisque je sais que c'est Arnaud, et qu'il rentre chez moi comme s'il était chez lui, en même temps, je fais un peu pareil chez lui. Il me sale avec un large sourire et me transmet sa bonne humeur. Je l'invite à boire un café, mais il décline, nous n'avons pas le temps.


-Dis moi où est ta valise que je la mette dans le coffre?

-MA valise? MES valises sont dans ma chambre, j'enfile mes chaussures et je viens t'aider.

-Tes valises, mais tu en a pris combien?

-Bah 5, répondis je comme si cela était évident.

-5? répéta t il en faisant la moue.
Je lui réponds par un large sourire et monte les escaliers, comme si de rien était.

-ET PAS LA PEINE DE TRAINER LES PIEDS!! criai je à l'égard d'Arnaud, car, le connaissant, il avance à reculons en ce moment.

Après dix longues minutes de discussion mouvementé pour rentrer toutes les valises dans le coffre, ce qui n'a pas été une mince affaire, nous partons.
Durant le trajet, Arnaud ne parle pas, mais je peux facilement remarquer qu'un sourire se dessine sur son visage.
Une fois de plus; il a réussi à me faire changer d'avis en me faisant accepter cette "expedition", et il profite de ce triomphe tout simplement parce que j'ai un caractère assez... prononcé je vais dire pour ne pas dire autre chose.
Et le fait est que je suis très têtu.
Enfin bref, vous aurez sûrement l'occasion de vous en apercevoir par la suite.
Un petit quart d'heure après, nous arrivons à l'aéroport et nous nous dirigeons vers l'accueil où une réceptionniste nous renseigne sur le chemin à prendre et attendons ensuite bien sagement assis sur un banc que la vois off nous invite à monter dans l'avion.


-Léa, tu ne veux toujours pas savoir qui sera l'élu de ton coeur pendant ce mois ci?

-Non merci, cela m'impOrte peu?

Bien sur que si j'en meurs d'envie, mais je ne lui ferais pas ce plaisir.

-Tu as tord, je suis persuadé que vous allez bien vous entendre.

-Arnaud, j'y vais pour travailler, alors peut être que je m'entendrais bien avec lui, mais je ne nouerais aucun lien lui, compris?

-Oui, je sais tout ça malheureusement, Mais tu devrais te lâcher quand tu es en mission et être LA Léa que je connais.

"Mesdames et messieurs, les passagers du vol n°356 en direction de Berlin sont priés d'embarquer. Ladys and gentleman..."

-Allez, on y va, répondis je simplement à Arnaud pour éviter de créer une nouvelle dispute;

Non mais pourquoi je devrai dévoiler ma vraie nature à des gens différents toutes les semaines et que je ne verrai plus jamais pour la plupart.
Une hôtesse de l'air me place aimablement à mon siège et repart à la rencontre de nouveaux passagers. Arnaud est assis à côté de moi mais je ne dis rien et observe l'hôtesse me demandant si son sourire es sincère.
Bien sur que non, c'est un sourire forcé, le genre de sourire qui se range dans la catégorie "sourire professionnel".
J'allume mon MP3 tout en continuant mon analyse sur les différentes catégories de sourire et m'endors quelques minutes après. Bah quoi? Il n'est que 09H00 et cela fait bien deux heures que je suis debout.

Enfin, je ne sais même pas avec qui je vais me retrouver, sûrement un vieux crouton trop moche pour avoir une vraie compagne, comme la plupart du temps.
Bref, je rentre dans mon jaccuzi et barbotte une petite demie heure.
Voilà un avantage: dans ce métier, soit tu es la meilleure et tu as de l'argent à ne plus savoir qu'en faire, soit tu es médiocre en tant "qu'actrice" et tu frôles le seuil de pauvreté tout au long de ta carrière.
Vous l'aurez donc devinez, je ne suis pas à plaindre à ce niveau là.
Je vous vois déjà dire que je ne suis qu'une petite bourge capricieuse et orgueilleuse, et bien non, l'argent ne m'est pas monté à la tête, je sais trop ce que c'est que de galérer, et je n'oublierais aucun moment de cette période, après qu'ILs soient partis.
Il faut que j'arrête d'y penser sinon je vais pleurer comme à chaque fois, et je ne le veux pas.
J'allume donc la télé après mettre préparée et regarde les dessins animés pour gamins en mangeant une pomme.
La sonnette retentit dans l'appartement alors que je viens de finir ma pomme, quelle sincronisation!
Je n'ai pas besoin d'inviter la persoone à entrer, puisque je sais que c'est Arnaud, et qu'il rentre chez moi comme s'il était chez lui, en même temps, je fais un peu pareil chez lui. Il me sale avec un large sourire et me transmet sa bonne humeur. Je l'invite à boire un café, mais il décline, nous n'avons pas le temps.


-Dis moi où est ta valise que je la mette dans le coffre?

-MA valise? MES valises sont dans ma chambre, j'enfile mes chaussures et je viens t'aider.

-Tes valises, mais tu en a pris combien?

-Bah 5, répondis je comme si cela était évident.

-5? répéta t il en faisant la moue.
Je lui répond par un large sourire et monte les escaliers, comme si de rien était.

-ET PAS LA PEINE DE TRAINER LES PIEDS!! criai je à l'égard d'Arnaud, car, le connaissant, il avance à reculons en ce moment.

Après dix longues minutes de discussion mouvementé pour rentrer toutes les valises dans le coffre, ce qui n'a pas été une mince affaire, nous partons.
Durant le trajet, Arnaud ne parle pas, mais je peux facilement remarquer qu'un sourire se dessine sur son visage.
Une fois de plus; il a réussi à me faire changer d'avis en me faisant accepter cette "expedition", et il profite de ce triomphe tout simplement parce que j'ai un caractère assez... prononcé je vais dire pour ne pas dire autre chose.
Et le fait est que je suis très têtu.
Enfin bref, vous aurez sûrement l'occasion de vous en apercevoir par la suite.
Un petit quart d'heure après, nous arrivons à l'aéroport et nous nous dirigeons vers l'accueil où une réceptionniste nous renseigne sur le chemin à prendre et attendons ensuite bien sagement assis sur un banc que la vois off nous invite à monter dans l'avion.


-Léa, tu ne veux toujours pas savoir qui sera l'élu de ton coeur pendant ce mois ci?

-Non merci, cela m'importe peu?

Bien sur que si j'en meurs d'envie, mais je ne lui ferais pas ce plaisir.

-Tu as tord, je suis persuadé que vous allez bien vous entendre.

-Arnaud, j'y vais pour travailler, alors peut être que je m'entendrais bien avec lui, mais je ne nouerais aucun lien avec lui, d'accord?

-Oui, je sais tout ça malheureusement, Mais tu devrais te lâcher quand tu es en mission et être LA Léa que je connais.

"Mesdames et messieurs, les passagers du vol n°356 en direction de Berlin sont priés d'embarquer. Ladys and gentleman..."

-Allez, on y va, répondis je simplement à Arnaud pour éviter de créer une nouvelle dispute;

Non mais pourquoi je devrai dévoiler ma vraie nature à des gens différents toutes les semaines et que je ne verrai plus jamais pour la plupart.
Une hôtesse de l'air me place aimablement à mon siège et repart à la rencontre de nouveaux passagers. Arnaud est assis à côté de moi mais je ne dis rien et observe l'hôtesse me demandant si son sourire es sincère.
Bien sur que non, c'est un sourire forcé, le genre de sourire qui se range dans la catégorie "sourire professionnel".
J'allume mon MP3 tout en continuant mon analyse sur les différentes catégories de sourire et m'endors quelques minutes après. Bah quoi? Il n'est que 09H00 et cela fait bien deux heures que je suis debout.
# Posté le dimanche 08 juin 2008 09:15
Modifié le lundi 04 août 2008 10:18

3eme chapitre

                                                                                3eme chapitre
Nous avons atterri, il y a maintenant plusieurs minutes et Arnaud vient de recevoir un appel du manager pour nous dire qu'il n'avait pas pu se libérer pour venir nous chercher.
Ça commence bien, mon prétendant n'est même pas capable de venir me chercher, et encore moins son manager.
Nous prenons donc un taxi pour se rendre à l'adresse indiquée par le manager, et arrivons à l'hôtel quelques temps après.
Arnaud appelle une nouvelle fois le manager dont je devrais apprendre le prénom, pour plus de faciliter.
Leur discussion s'éternise ; je trouve donc le temps long et vais m'asseoir sur un fauteuil bien moelleux près de l'entrée. Je viens juste de remarquer que dehors, à l'entrée de l'hôtel, des filles sont postées derrière des barrières, sac de couchage et bloc note à la main.
Elles doivent sûrement attendre la sortie de leur idole.
Ça m'émeut de voir ce tableau, des filles attendant des heures même plusieurs jours apparemment pour avoir
une simple signature et une photo ou un « bonjour » pour les plus chanceuses.
A une époque, j'étais comme elle, mais maintenant, la célébrité ne me touche plus, je ne suis pas blasée, loin de là, mais j'ai appris à vivre comme eux, et à être comme eux, faisant partie depuis maintenant près d'un an de la haute société.
Un petit sourire nostalgique se dessine sur mon visage mais s'efface très vite lorsque je croise le regard noir d'une fille qui me fait signe qu'elle va me tuer.
AU SECOURS !!!!!

Je prends mes jambes à mon cou et me précipite vers Arnaud, mais voyant qu'il n'est pas seul, je ralentie le pas, et avance vers eux comme si de rien était.


-Léa, je te présente David Jost, le manager du groupe de ton futur pseudo copain, me déclare Arnaud de son ton qu'il utilise seulement avec les gens qui sont dit »important, pff !

-Enchantée, me contentai je.

-De même. Alors, ce que l'on dit sur vous est donc vrai me répondit t il, d'un sourire narquois.

-Ah oui, et qu'est ce que l'on dit de moi Monsieur Jost ?

-Appelez moi David, cela sera plus simple. Vous apprendrez sûrement bien vite ce que l'on raconte à votre sujet ma chère.

Non mais je rêve ou il me fait du rentre dedans, cours toujours mon coco. Un sourire sadique se dessine sur mes lèvres, mais Arnaud comprenant ce que je m'apprêtais à faire me lance un regard noir. Je me ravise, et répond à monsieur je-fais-du-rentre-dedans-à-tout-va un simple « très bien ».

-Bon, Léa, je suis désolé mais je repars dès à présent en France.

-Déjà ?

-Désolé, à dans un mois.(en français) et tu n'as pas intérêt à faire ce à quoi je pense.

-à dans un mois, lui répondis je, comme si sa phrase en français n'avait pas existé. Il soupire, me prend dans
ses bras et quitte l'hôtel sous nos yeux.

-Bon, allons dans la suite, les garçons ne vont pas tarder à arriver.

-Qui sont ils ?

-Tu n'es pas au courant ?

-Non Arnaud a oublié de me le préciser.

-Oh, je vois, et bien, je te laisserai découvrir par toi même.
# Posté le mardi 10 juin 2008 05:45
Modifié le lundi 04 août 2008 10:19

4eme Chapitre

Un garde du corps se charge de mes bagages et je monte dans l'ascenseur avec David.
La montée se fait dans le silence le plus complet.
Une légère secousse se fait ressentir et les portes se glissent sur le côté pour nous offrir un passage.
Je sors la première mais David prend les devant étant donné que je ne connais pas le chemin.
Il s'arrête devant une porte et insère une carte magnétique.
Un déclic se produit et nous pénétrons dans la pièce. C'est évidemment une suite magnifique, une suite que certains économisent toutes leurs vies pour pouvoir rester un week end ici.


-Voila, nous sommes dans la suite des quatre garnements et les quatre portes que tu peux voir conduisent à leurs chambres. Tu veux visiter?

-Non merci, je ne veux pas violer l'intimité de ces quatre garçons.

-Vous êtes bien la première jeune fille à décliner cette invitation, déclare David un peu étonné.

-Ravie de l'être.

Son téléphone sonne, il s'excuse d'un signe de tête et sort de la pièce.
Je me retrouve donc seule et j'inspecte la pièce.
Le cendrier est rempli, j'en déduis qu'ils fument, je n'aime pas l'odeur de la cigarette, mais ne ferais aucune remarque, pour l'instant.
J'allume la télé pour savoir qu'elle genre d'émission ils regardent et tombe sur une chaîne de clips, un bon point pour eux.
Je n'ai pas le temps de les découvrir un peu plus puisque David entre à nouveau dans la pièce le sourire aux lèvres.


-Ils arrivent, mais s'il te plait, ne tombe pas dans les pommes malgré votre professionnalisme.

-Pourquoi je devrai m'évanouir? Il n'y a aucune raison que cela arrive.

David n'a pas le temps de répondre que la porte s'ouvre et laisse apparaitre de gros nounours vêtu de noir avec des lunettes de soleil et des oreillettes.
Les gardes du corps m'ont toujours fait rire, et j'ai à chaque fois bien sympathisé avec eux durant mes différentes missions.
Une conversation animée d'hommes que je n'aperçois pas encore me fait sortir de mes pensées:


-"Bon les gars, la "copine" de Tom est arrivée.

-Elle est Française?

-Elle est bonne?

-Elle sait faire les gâteaux?

-Elle est jolie?

-Bill, les françaises sont toujours superbes dans tout les domaines!

-Qui te dit que l'on ne va pas tomber sur un gros thon?

-Tom, quelle délicatesse!

-Allez les mecs, on y va, elle va s'impatienter."

Cette bride de conversation m'avait assuré d'une seule chose, je ne suis pas tombée sur des vieux croutons.
Les gardes du corps s'écartent de la porte d'entrée pour laisser passer les fameux quatre garçons.
Leur tête me sont familières,c'est bien sur le groupe de rock que toutes les adolescentes adore, comment n'y ai je pas pensé plus tôt?
Ils s'approchent et le premier d'entre eux me fait la bise et , se retournant vers les trois autres:


-Je vous l'avez dit qu'elle serait sexy!

-Georg!

-Bah quoi, elle ne parle pas allemand, alors autant en profiter.

Le chanteur lève les yeux au ciel.
La situation m'amuse beaucoup, je fais signe à David de ne rien rétorquer, il me répond par un clin d'oeil.
Un petit blond, le batteur pour être plus précis s'avance à son tour pour me faire la bise et déclare:


-C'est vrai qu'elle est pas mal! J'en connais un qui va bien s'amuser.

Alors là mon coco, tu te mets le doigts dans l'oeil.
C'est avec un large sourire que le chanteur me fait lui aussi la bise:

-Moi je trouve qu'elle à l'air gentille!

Il me plait bien lui!
Le quatrième, donc le dernier s'avance à son tour, pour me faire la bise.
Son petit sourire en coin qui me parait forcé.
Il retourne se poster aux côtés de son compagnon Georg, n'ayant prononcé un mot
.


-Bah alors Tom, tu as perdu ta langue? D'habitude tu nous aurais déjà dit "Elle à l'air bonne, enfin ça, je vous
le certifierai demain matin"

-Oui, tu as raison, lui répondit le fameux Tom le regard perdu mais son sourire toujours présent.

Bref, à moi de jouer maintenant.
Je m'avance vers eux, un sourire éclatant et déclare le plus naturellement possible:

-Bonjour vous quatre. Je m'appelle Léa. Je ne connaissais pas vos prénoms par coeur, mais après votre petite discussion, je peux savoir que toi tu es Tom et toi Georg, par contre, vous deux, je ne sais pas.

-Je m'appelle Bill.

-Moi c'est Gustav.

-Très bien, et s'il te plait Georg, ferme la bouche, je n'ai pas besoin d'explorer ta dentition.

-Mais...mais, tu n'es pas française?

-Si.

-Et tu parles Allemand?

-Oui.

-Merde!

-Sa, tu l'as dit, ajoutai je, une pointe moqueuse. Et pour votre gouverne, je sais faire les gâteaux, ce n'est pas pour autant que je vous en ferai. Bref, d'autres questions?

Personne ne répond, j'en conclus que la réponse est non.


-Moi j'en ai une: je vais être la pseudo copine de qui?

-Moi.
4eme Chapitre
# Posté le lundi 16 juin 2008 08:12
Modifié le mercredi 18 juin 2008 15:05