-Hors de question!
-Mais Léa laisse moi te dire qui est ce groupe, tu changeras d'avis.
-Non, je m'en fiche, tu n'as qu'à demander à une autre fille de l'agence, nombreuses seraient ravies.
-Oui, mais c'est
TOI qu'ils veulent parce que tu es
LA meilleure! Pourquoi tu ne veux pas, s'il te plait???
-Je ne veux pas gérer d'hystériques. rappelle toi la dernière fois, j'ai fini à l'hôpital, deux coups de couteau dans la cuisse.
-Je m'en rappelle parfaitement, mais c'est du passé. Et puis, cela te permettrais de quitter la France...
Arnaud me regarde comme un enfant de six ans qui veut qu'on lui rende son ballon,
presque attendrissant comme tableau.
-Ah non mais c'est le bouquet! je devrais quitter la France, partir un mois alors que je t'ai toujours dit que je ne partais pas plus d'une semaine...
-De toute façon, tu n'as pas le choix, j'ai déjà accepté.
-Arnaud! Comment tu peux me faire ça?!
-Mais il faut que tu sortes de cet univers dans lequel tu t'es integrée! Il faut que tu fasse autre chose si tu ne veux pas que les gens se lassent de toi!
-Bon, de toute façon, ce n'est pas la peine de discuter, puisque tu as accepté. Tu m'as loué!
-Je ne t'ai pas loué, j'ai juste accepté un nouveau contrat!
-Non, tu m'as loué!
TU m'as monopolisé pendant un mois, sûrement une somme astronomique en échange, et tu ne m'en avais pas parlé avant. Et je pars quand?
-Tu pars demain matin à 9H00. Je viens te chercher à 08H30 chez toi, et on ira à l'aéroport en taxi.
-Tu m'accompagnes maintenant? Bah on aura tout entendu. Et pourquoi au je l'honneur de ta présence là bas?
-Arrête Léa. Je vais juste régler quelques détails avec le manager et je repars directement le soir même.
-Je me disais bien aussi. Bon, et où est ce que tu m'expédies?
-En Allemagne, et puis, tu connais la langue, donc cela sera plus pratique!
-Génial, sortez les cols roulés. Mais je te préviens Arnaud, j'y vais mais c'est un mois et pas un jour de plus. Et puis tu le sais, jamais il ne me plongera dans son lit.
-Je sais Léa, je sais. Et tu ne veux pas savoir qui est le personnage principal de ta nouvelle vie?
-Non, je m'en moque comme je te l'ai déjà dit. Je vais faire mes valises, bisous et à demain.
Je me lève, n'écoutant même pas ce qu'il me répond, et retourne chez moi, une pointe de colère envers lui.
Je n'aime pas quand il se comporte ainsi, certes, j'aime mon métier, mais je ne suis pas un jouet, une chose que l'on prend quand on en a besoin; il ne faut pas qu'il oublie que je suis une personne ,un être humain qui a des points de vue, des besoins, des humeurs, des envies...
Une touche de mélancolie s'empare de moi, j'imagine avoir une vie "normale", me lever tout les matins à la même heure pour me rendre au travail, avoir des collègues avec qui je me prends la tête tout au long de la journée, et rejoindre ensuite mes amis dans une boîte pour décompresser de ma vie répétitive et stressante. Malheureusement, je n'ai rien de tout ça, mon travail ne se résume pas à rester devant un ordinateur dans un bureau d'une grande entreprise, je ne me prends pas la tête avec mes collègues à part Arnaud que j'adore dans le fond, je n'ai que très peu d'ami que j'ai l'occasion de voir très rarement, et enfin, ma vie n'est pas répétitive du tout.
Je ne compte pour personne, pour beaucoup de gens je suis indispensables, mais professionnellement, sentimentalement parlant, personne ne pense à moi avant de s'endormir, sauf peut être LUI...
Je prends la photo qui trône sur ma table de nuit, et la regarde intensément, jusqu'à ce que mes yeux me piquent, jusqu'à ce que j'en attrape des crampes, à force de ne pas bouger, jusqu'à m'endormir d'épuisement...
Samedi 22 octobre, 7H00, Paris.J'appuie sur le bouton de mon réveil pour arrêter la sonnerie incessante de celui ci; Les cheveux ébouriffés, les yeux mi clos, je me dirige vers la salle de bain de mauvaise humeur.
Je n'ai aucune envie de partir là bas, pour un long mois aux côtés de stars capricieuses.
Dans ces moments là, je déteste ce métier.
Enfin, je ne sais même pas avec qui je vais me retrouver, sûrement un vieux crouton trop moche pour avoir une vraie compagne, comme la plupart du temps.
Bref, je rentre dans mon jaccuzi et barbotte une petite demie heure.
Voilà un avantage: dans ce métier, soit tu es la meilleure et tu as de l'argent à ne plus savoir qu'en faire, soit tu es médiocre en tant "qu'actrice" et tu frôles le seuil de pauvreté tout au long de ta carrière.
Vous l'aurez donc devinez, je ne suis pas à plaindre à ce niveau là.
Je vous vois déjà dire que je ne suis qu'une petite bourge capricieuse et orgueilleuse, et bien non, l'argent ne m'est pas monté à la tête, je sais trop ce que c'est que de galérer, et je n'oublierais aucun moment de cette période, après qu'ILs soient partis.
Il faut que j'arrête d'y penser sinon je vais pleurer comme à chaque fois, et je ne le veux pas.
J'allume donc la télé après mettre préparée et regarde les dessins animés pour gamins en mangeant une pomme.
La sonnette retentit dans l'appartement alors que je viens de finir ma pomme, quelle sincronisation!
Je n'ai pas besoin d'inviter la persoone à entrer, puisque je sais que c'est Arnaud, et qu'il rentre chez moi comme s'il était chez lui, en même temps, je fais un peu pareil chez lui. Il me sale avec un large sourire et me transmet sa bonne humeur. Je l'invite à boire un café, mais il décline, nous n'avons pas le temps.
-Dis moi où est ta valise que je la mette dans le coffre?
-
MA valise?
MES valises sont dans ma chambre, j'enfile mes chaussures et je viens t'aider.
-Tes valises, mais tu en a pris combien?
-Bah 5, répondis je comme si cela était évident.
-5? répéta t il en faisant la moue.
Je lui réponds par un large sourire et monte les escaliers, comme si de rien était.
-
ET PAS LA PEINE DE TRAINER LES PIEDS!! criai je à l'égard d'Arnaud, car, le connaissant, il avance à reculons en ce moment.
Après dix longues minutes de discussion mouvementé pour rentrer toutes les valises dans le coffre, ce qui n'a pas été une mince affaire, nous partons.
Durant le trajet, Arnaud ne parle pas, mais je peux facilement remarquer qu'un sourire se dessine sur son visage.
Une fois de plus; il a réussi à me faire changer d'avis en me faisant accepter cette "expedition", et il profite de ce triomphe tout simplement parce que j'ai un caractère assez... prononcé je vais dire pour ne pas dire autre chose.
Et le fait est que je suis très têtu.
Enfin bref, vous aurez sûrement l'occasion de vous en apercevoir par la suite.
Un petit quart d'heure après, nous arrivons à l'aéroport et nous nous dirigeons vers l'accueil où une réceptionniste nous renseigne sur le chemin à prendre et attendons ensuite bien sagement assis sur un banc que la vois off nous invite à monter dans l'avion.
-Léa, tu ne veux toujours pas savoir qui sera l'élu de ton coeur pendant ce mois ci?
-Non merci, cela m'impOrte peu?
Bien sur que si j'en meurs d'envie, mais je ne lui ferais pas ce plaisir.
-Tu as tord, je suis persuadé que vous allez bien vous entendre.
-Arnaud, j'y vais pour travailler, alors peut être que je m'entendrais bien avec lui, mais je ne nouerais aucun lien lui, compris?
-Oui, je sais tout ça malheureusement, Mais tu devrais te lâcher quand tu es en mission et être LA Léa que je connais.
"Mesdames et messieurs, les passagers du vol n°356 en direction de Berlin sont priés d'embarquer. Ladys and gentleman..."
-Allez, on y va, répondis je simplement à Arnaud pour éviter de créer une nouvelle dispute;
Non mais pourquoi je devrai dévoiler ma vraie nature à des gens différents toutes les semaines et que je ne verrai plus jamais pour la plupart.
Une hôtesse de l'air me place aimablement à mon siège et repart à la rencontre de nouveaux passagers. Arnaud est assis à côté de moi mais je ne dis rien et observe l'hôtesse me demandant si son sourire es sincère.
Bien sur que non, c'est un sourire forcé, le genre de sourire qui se range dans la catégorie "sourire professionnel".
J'allume mon MP3 tout en continuant mon analyse sur les différentes catégories de sourire et m'endors quelques minutes après. Bah quoi? Il n'est que 09H00 et cela fait bien deux heures que je suis debout.
Enfin, je ne sais même pas avec qui je vais me retrouver, sûrement un vieux crouton trop moche pour avoir une vraie compagne, comme la plupart du temps.
Bref, je rentre dans mon jaccuzi et barbotte une petite demie heure.
Voilà un avantage: dans ce métier, soit tu es la meilleure et tu as de l'argent à ne plus savoir qu'en faire, soit tu es médiocre en tant "qu'actrice" et tu frôles le seuil de pauvreté tout au long de ta carrière.
Vous l'aurez donc devinez, je ne suis pas à plaindre à ce niveau là.
Je vous vois déjà dire que je ne suis qu'une petite bourge capricieuse et orgueilleuse, et bien non, l'argent ne m'est pas monté à la tête, je sais trop ce que c'est que de galérer, et je n'oublierais aucun moment de cette période, après qu'
ILs soient partis.
Il faut que j'arrête d'y penser sinon je vais pleurer comme à chaque fois, et je ne le veux pas.
J'allume donc la télé après mettre préparée et regarde les dessins animés pour gamins en mangeant une pomme.
La sonnette retentit dans l'appartement alors que je viens de finir ma pomme, quelle sincronisation!
Je n'ai pas besoin d'inviter la persoone à entrer, puisque je sais que c'est Arnaud, et qu'il rentre chez moi comme s'il était chez lui, en même temps, je fais un peu pareil chez lui. Il me sale avec un large sourire et me transmet sa bonne humeur. Je l'invite à boire un café, mais il décline, nous n'avons pas le temps.
-Dis moi où est ta valise que je la mette dans le coffre?
-
MA valise?
MES valises sont dans ma chambre, j'enfile mes chaussures et je viens t'aider.
-Tes valises, mais tu en a pris combien?
-Bah 5, répondis je comme si cela était évident.
-5? répéta t il en faisant la moue.
Je lui répond par un large sourire et monte les escaliers, comme si de rien était.
-
ET PAS LA PEINE DE TRAINER LES PIEDS!! criai je à l'égard d'Arnaud, car, le connaissant, il avance à reculons en ce moment.
Après dix longues minutes de discussion mouvementé pour rentrer toutes les valises dans le coffre, ce qui n'a pas été une mince affaire, nous partons.
Durant le trajet, Arnaud ne parle pas, mais je peux facilement remarquer qu'un sourire se dessine sur son visage.
Une fois de plus; il a réussi à me faire changer d'avis en me faisant accepter cette "expedition", et il profite de ce triomphe tout simplement parce que j'ai un caractère assez... prononcé je vais dire pour ne pas dire autre chose.
Et le fait est que je suis très têtu.
Enfin bref, vous aurez sûrement l'occasion de vous en apercevoir par la suite.
Un petit quart d'heure après, nous arrivons à l'aéroport et nous nous dirigeons vers l'accueil où une réceptionniste nous renseigne sur le chemin à prendre et attendons ensuite bien sagement assis sur un banc que la vois off nous invite à monter dans l'avion.
-Léa, tu ne veux toujours pas savoir qui sera l'élu de ton coeur pendant ce mois ci?
-Non merci, cela m'importe peu?
Bien sur que si j'en meurs d'envie, mais je ne lui ferais pas ce plaisir.
-Tu as tord, je suis persuadé que vous allez bien vous entendre.
-Arnaud, j'y vais pour travailler, alors peut être que je m'entendrais bien avec lui, mais je ne nouerais aucun lien avec lui, d'accord?
-Oui, je sais tout ça malheureusement, Mais tu devrais te lâcher quand tu es en mission et être LA Léa que je connais.
"Mesdames et messieurs, les passagers du vol n°356 en direction de Berlin sont priés d'embarquer. Ladys and gentleman..."
-Allez, on y va, répondis je simplement à Arnaud pour éviter de créer une nouvelle dispute;
Non mais pourquoi je devrai dévoiler ma vraie nature à des gens différents toutes les semaines et que je ne verrai plus jamais pour la plupart.
Une hôtesse de l'air me place aimablement à mon siège et repart à la rencontre de nouveaux passagers. Arnaud est assis à côté de moi mais je ne dis rien et observe l'hôtesse me demandant si son sourire es sincère.
Bien sur que non, c'est un sourire forcé, le genre de sourire qui se range dans la catégorie "sourire professionnel".
J'allume mon MP3 tout en continuant mon analyse sur les différentes catégories de sourire et m'endors quelques minutes après. Bah quoi? Il n'est que 09H00 et cela fait bien deux heures que je suis debout.